Il faut qu'on parle de Kévin

L'auteur: 

Née en Caroline du Nord de parents très religieux, Lionel Shriver a très tôt fait preuve d'une grande détermination. À huit ans, elle affirme qu'elle ne sera jamais mère ; à quinze ans, elle décide de prendre un prénom masculin (son vrai prénom est Margaret-Ann). Après six romans qui ont connu une publication confidentielle aux États-Unis, elle entreprend l'écriture d'un récit inspiré de la tuerie de Columbine. Il faut qu'on parle de Kevin a connu un éclatant succès de par le monde et a remporté l'Orange Prize en 2005.

4ème de couverture: 

Aux États-Unis, de nos jours.À la veille de ses seize ans, Kevin Khatchadourian a tué sept de ses camarades de collège, un employé de la cafétéria et un professeur. Lors de ses visites à la prison pour mineurs où il purge sa peine, sa mère, Eva, s'interroge : pourquoi son fils est-il devenu un assassin ? Dans des lettres adressées au père dont elle est séparée, Eva retrace l'itinéraire meurtrier de leur fils.Elle se souvient qu'elle avait eu du mal à sacrifier sa brillante carrière pour devenir mère. Qu'elle ne s'était jamais faite aux contraintes de la maternité. Que dès la naissance, elle se méfie de cet enfant difficile. Que l'arrivée de Celia, petite sœur fragile et affectueuse, n'a fait que creuser le fossé entre elle et Kevin. Qu'elle va passer des années à scruter les agissements de Kevin sans voir que son ambivalence envers lui n'a d'égale que la cruauté et la malveillance grandissantes de son rejeton. Et quand le pire survient, Eva veut comprendre : qu'est-ce qui a poussé Kevin à commettre ce massacre ? Quelle est sa part de responsabilité ?

 

Mon avis:

Je n'ai entendu que du bien de ce livre. Dés que l'on m'en parlait ce n'était que des éloges que j'entendais. Alors forcément quand ma Popine (avec qui on a décidé de se faire découvrir les livres de nos bibliothèques) m'a dit qu'elle l'avait, je n'ai pas hésité une seconde à lui demander de me le prêter. Et une fois chez moi, je l'ai commencé dès que j'ai pu. Et tout ça avec beaucoup d enthousiasme et d'envie.

Malheureusement, comme vous le savez si vous nous suivez sur Facebook, la lecture de ce livre a été un vrai "supplice" pour moi. Je n'arrivais à lire que 30 pages par soir et encore rien de ce que je lisais ne restait fixé en moi, si bien que je retenais l'essentiel mais tout le reste me passait au-dessus.  Je me suis pourtant accrochée pour tout ce qu'on m'en avait dit et surtout, je voulais lui laisser une chance de me conquérir comme les autres. Il est arrivé le dimanche où j'ai décidé de passer ma journée à le lire (pour m'en débarrasser je l'avoue) et même ça, ça n'a pas suffit. Je n'avançais pas d'un brin. A la fin de cette journée, il ne me restait plus qu'une cinquantaine de pages et l'enchantement n'avait toujours pas opéré et n'opérerait jamais. 

Maintenant, il faut vous dire pourquoi je ne l'ai pas aimé. D'abord je l'ai trouvé prétentieux, intello. L'écriture était pour moi très lourde à digerer, il y avait beaucoup de mots dont le sens n'était pas très clair. J'avais vraiment l'impression que mon cerveau avait trop de mots en lui et qu'il n'avait qu'une envie: les faire sortir.

Et ensuite, j'ai eu une vrai incompréhension de la famille racontée par Lionel Shriver. Depuis la naissance de Kévin, sa maman sait que quelque chose ne va pas et pourtant elle est seule face à ça. Je veux bien croire que beaucoup de parents préfèrent se voiler la face quand leur enfant sort de la norme mais là le comportement du père est j'espère pas réaliste. Je n'avait qu'une envie mettre un coup de pied au derrière à tout le monde, Kévin, son père,  sa mère, les médecins... Tout le monde... Bien que j'ai eu pitié de cette pauvre Eva, elle m'est vite ressortie par les yeux aussi à cause de son inactivité. 

Donc autant vous dire qu'avec une écriture déplaisante et un contexte d'histoire qui a fait hérissermes poils, Il faut qu'on parle de Kevin va disparaître de ma wish-list.  Après je suis contente de l'avoir lu parce que maintenant je pourrais prendre part aux discussions sur ce livre et en plus je n'ai pas eu besoin de dépenser un centime pour un livre qui m'a autant déçu. Donc pour ça, je tiens à remercier ma popine lol.

 

général1

Voilà, voilà, à vous d'aimer ce livre comme il vous semble.

Il faut qu'on parle de Kévin me permet au moins une chose: grisée la Caroline du Nord de mon challenge de géographie.